Suite à la manifestation de mercredi et la décision de la reprise du mouvement, Brochon a décidé (un peu à la rach') de bloquer vendredi.
On arrive donc à deux ce matin à 7h15 devant le lycée. On récupère quelques poubelles, on organise un atelier tag sur carton ("Lycée élites, lycée poubelle, on en veut pas", "Lycée bloqué", "
Darcos si tu savais..."). Deux internes nous rejoignent, ainsi qu'un autre lycéen.
Il est 7h40, on décide de fermer les portes, d'installer les banderoles, poubelles et autres. La personne de l'acceuil sort et essaye de débloquer l'entrée. Puis la proviseure, la larme à l'oeil
(sans déconner), la rejoint et entreprend de nous empêcher de bloquer. Du coup, on met tout notre bordel sur le côté et on essaye de lui parler.
Des lycéen-ne-s commencent à arriver, et observent la scène. Le blocus ne peut être matériel apparemment, alors on décide qu'il sera humain. Très vite, on est rejoint par celleux qui étaient au
courant. Les gens parraissent motivés. Des slogans fusent. Des tracts sont distribués et, très vite, tout le monde connaît les raisons du blocus. On vient nous demander pourquoi on fait ça, les
lycéen-ne-s sont intéréssé-e-s. Enormément de cris, de slogans et de djembés nous rejoignent, bref : très bonne ambiance. La route du lycée est barrée.
On décide également de contacter des médias. France bleu bourgogne s'intéresse à notre cause et nous promet de venir, pas de reponse de France 3. Le journaliste arrive, on s'éloigne un peu et il
nous interview : Combien y a-t-il d'élèves ? Quelles spécialités ? Pourquoi bloquer ? Le bilan ? Autour de nous une trentaine de personne écoute l'entretien en silence. Vers 10h, certain-e-s
professeur-e-s viennent nous parler, nous encouragent,... Bilan du matin : environ 30 personnes en cours, entre 0 et 8 lycéens par classe. L'impact dans le lycée a été énorme. On a le droit à
d'excellent echo. On parle même de monter un collectif à Brochon.
C'est vers 11h que l'on se demande quoi faire maintenant. Beaucoup ont froid, ont faim. Certain-e-s rentrent chez elleux, ou vont petit à petit en cours. On organise une AG, pour aboutir à la
conclusion qu'il faut élargir le mouvement. On a déjà fait passer le message à Brochon, pourquoi pas aller voir les autres lycées de Dijon ?
Plusieurs groupes partent donc pour le Castel. Là bas, on parle à des gens, on galère, et au final, on fait une AG devant le lycée. Certain-e-s lycéen-ne-s du Castel nous écoutent, d'autres s'en
foutent. On parle de ce qui s'est passé à Brochon, de ce qui est en train de nous tomber dessus, des mouvements passés et futurs et de la réu de ce soir.
On décide alors de continuer jusqu'à St Jo' en compagnie d'un petit groupe du Castel. À St Jo', on attend la récréation, tente de parler à des groupes de personnes, peu parraissent motivées,
seulement deux nous suivent jusqu'à Simone Weil. Arrivé là bas, on tente de parler au peu de gens qu'il y a devant, très peu connaissent les réformes Darcos. On discute un p'tit moment avec des
filles plutot motivées. Et voilà.
Cette journée aura été une petit journée d'information et surement le début d'un grand mouvement. Avec une belle ambiance !
Une petite vidéo ici