Cet article est en cours de rédaction, n'hésitez pas à apporter vos récits des blocus, donner vos informations sur la journée, corriger des choses qui vous paraissent fausses à l'adresse : publiez@riseup.net



Comme dans la plupart des villes de france la quasi-totalité dés lycées Dijonnais ont été bloqués, quelques collège aussi se sont mis à cette joyeuse et efficace pratique (avec ou sans l'aide de lycéen-ne-s). Une voiture a été renversé sur la route pour la bloquer près d'Eiffel et un bus a été caillassé, dix personnes ont été interpellé. Si des gens ont des infos sur la suite de l'affaire (garde-à-vue, procès, libération ...) envoyez un mail à l'adresse caisse-de-solidarite@brassicanigra.org pour que le soutien s'organise. Dans l'après midi, une manifestation (entre 2500 et 3000 personnes) est partie du rendez-vous habituel : Darcy, 14h00.

Récit du blocus du Castel :
On arrive à partir de 6h30 devant le lycée. On réussit à presque entièrement bloquer, peu de gens sont en cours. A 10 heures, le blocage commence à s'essoufler et nous ne sommes à vue d'oeil plus que 50, les autres étant partis dans différents lycées ou plutôt, en majorité, rentrés chez eux. Pourtant, l'ennui n'est pas au rendez vous. Quelques uns crachent du feu, on discute en petit comité, l'ambiance est conviviale. A midi, on range le blocus et on va à la manif.

Récit de la manifestation :
On part à 14h place Darcy et on est rejoint par une autre manif rue de la lib. Vu le nombre qu'on est, c'est sur que presque tous les lycées sont bloqués. On commence par aller aux arcades puis à la place Wilson, on marche rapidement avec détermination et on rejoint le blocus de St-jo. Après avoir bloqué quelque temps le rond-point, on part en direction du commissariat. Quelques slogans fusent : "police partout, justice nulle part", "police par terre, justice pour nous", "flics porcs assassins", "nique la police" ... S'en suit une longue marche jusqu'à la place Darcy, de nombreux pétards et fumigènes sont lancés, des gens chantent & crient dans des plots de chantier ou un mégaphone. Dans le cortège, prenant bien garde de n'en parler ni aux BACeux, ni aux indics, ni aux journalistes, ni aux RGs et ni aux syndiqués, on fait tourner le message qu'on va occuper la gare, mais cette fois-ci pas par la grande porte où sont postés les CRS mais par une autre entrée ...

Récit de l'occupation de la gare :

Une fois passée l'entrée qui mène aux rails, un étudiant, grand avec un kéfié (du NPA apparement) qui ne se sent plus, se met en travers de notre chemin et nous hurle les plus grosses stupidités qu'on aura pu entendre pendant le mouvement : "Vous allez vous faire écraser", "vous risquez de prendre 20000 volts", "C'est pas démocratique"... Cela dans le seul but d'empêcher toutes actions efficaces sous prétexte qu'elles sortent du cadre de la manifestation passive. Alors que quelques un-e-s tentent de l'arrêter dans son délire, les manifestant-e-s continuent vers leur objectif : les rails ! Après une deuxième tentative de l'étudiant et ses sbires pour stopper l'action, on arrive quand même au niveau de la gare. A ce moment là, une demi-douzaine de CRS arrivent en courant. Il n'en faut pas moins pour terroriser le cortège qui fait demi-tour en courant. Une fois la panique passée, certain-e-s retournent sur les rails, les autres restent sur les quais. Malgré le manque de courage dont certain-e-s ont fait preuve, il reste la moitié du cortège soit 1500 personnes. Du côté des CRS quelques renforts arrivent, ils sont maintenant une trentaine. Au fur et à mesure qu'ils prennent position, des manifestant-e-s quittent les quais : "faites vous gazer tout seul, moi je vous regarderai à la TV !". Le procédé d'intimidation est très efficace, omnubilé-e-s par la présence des policiers, certain-e-s ne se sont même pas rendu compte que nous étions 3000 contre 6.
L'étudiant au kéfié continue à faire sa propagande pour la passivité : "venez construire un mouvement long et durable en AG, en restant on risque juste de se faire tabasser" Mais bien sur ! Comme si le blocage des flux et donc le blocage de l'économie n'était pas un superbe moyen de pression sur l'état. Comme si l'AG qu'il nous proposait n'était pas un superbe moyen pour casser le mouvement en proposant de ne reprendre que le jour de "laprochainejournéenationale". Comme si, alors que depuis une semaine on organise nous-mêmes nos manifestations, on allait se mettre à attendre l'autorisation pour continuer... Bref, l'étudiant (diant-diant) part. Des slogans et des projectiles sont lancés en direction de la police. Un BACeux filme toute la scène. Au bout d'une demi-heure de blocage et alors que de plus en plus de personnes partent, on décide de tous partir groupés pour éviter les arrestations. On rejoint l'AG à Darcy.

*flics en civil

Récit de l'AG :
En fait d'une AG (où l'on est censé être tous-tes en cercle et discuter ensemble) il s'agit plutôt d'un meeting où un groupe de personnes s'échangaient le mégaphone pour dire à un public passif qu'il vallait mieux ne pas manifester demain et reprendre le mouvement à la rentrée. On espère que personne ne les écoute et qu'on sera nombreux-ses demain à 14h place Darcy.
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