Voici quelques récits sur les différentes formes qu'on pu prendre la répression cette semaine à Dijon. N'hésitez pas à envoyez vos récits à l'adresse publiez@riseup.net
Les objectifs de la répression ont été double : faire peur à toutes les personnes en lutte et diviser.
En effet, avec leur relais médiatique préféré (le BP), la police n'a pas arrêter d'essayer de faire croire à l'existence de deux catégories bien distinctes de jeunes : les "bons manifestants" et
les "méchants casseurs" et que son action ne visait que ces derniers, allant même jusqu'à affirmer qu'elle protégeait les manifestant-e-s.
Créer des catégories au sein des personnes en lutte et s'arranger pour qu'elles passent plus d'énergie à se battre entre elles que contre leur ennemi commun n'est pas une technique récente : tous
gouvernement qui a voulu se défendre, face à la colère qu'IL généra it, l'a utilisé : novembre 2005, le CPE, la LRU, Darcos ... À chaque fois, le boulot de médias a été de renforcer, et même
parfois de créer, des camps adverses à l'intérieur des luttes.
Pourtant, même si nous avons tous-tes des pratiques différentes, nous devons rester solidaire les un-e-s des autres. Il n'existe pas de répression individuelle, la répression est collective : si
quelqu'un de nous se fait arrêter, ce qu'il a fait n'est qu'un prétexte. En le punissant lui, c'est nous tous-tes qui sommes visés. Ainsi, contrairement à ce qu'à écrit le Chien Public dans un de
ses articles ("faits considérés comme émanant d'une petite minorité, dont le mouvement lycéen se désolidarise"), il est hors de question que nous laissions des personnes isolées face à la
répression. Nous restons solidaires de toutes les personnes réprimées durant le mouvement (
revendications du mouvements)
"Et j'sais qu'ça les arrange si on s'bouffe entre nous"
Sniper
Récit de l'expulsion du blocus de Carnot :
Depuis plusieurs jours, on bloque le lycée avec une barricade de poubelles et des gens dessus. Pour donner plus de poids à notre action, et vu qu'on est assez nombreux (entre 300 et 400) on bloque
aussi la route. En fait, on demande aux voitures de klaxonner et si elle klaxonne pas on s'assoit sur leur capot et on les bloque. Vers 11h30 un fourgon de police arrive. Certain-e-s commencent à
s'en aller, mais on les rappelle en criant "ON RESTE !". La BAC, fidèle à son habitude, canardent de photos les bloqueurs-euses. Là, deux nouveaux fourgons arrivent avec chacun 6 flics en tenue
anti-émeute (matraques, boucliers et flashballs). Malgré notre nombre, de nombreux-ses élèves prennent panique et s'en vont en courant. Les CRS profitent de cette panique pour nous virer du blocus
à coup de matraques et prendre contrôle de la porte principale. On reste tout de même une cinquantaine, mais les flics nous empêchent de reprendre le blocage.
Au bout d'un moment les CRS nous virent de devant le lycée en nous poussant avec leurs boucliers. Certain-e-s disent que si les fourgons sont vides c'est pour embarquer des gens et s'en vont. Comme
on est plus très nombreux-ses on s'en va et on se retrouve derrière le lycée à une petite vingtaine. On discute de ce qui vient de se passer puis comme l'heure tourne, on décident de rejoindre la
manif.
On apprend par la suite que plusieurs personnes ont été fouillés aux alentours du lycée à ce moment-là.
Liste des arrestations dont on a pas plus d'infos pour l'instant :
- Huits interpellations, boulevard Voltaire, dont trois vont en GAV
- Deux interpellations près du lycée Eiffel
- Plusieurs personnes virés de St-jo, des conseils de discipline à venir
- Deux interpellations près de St-jo
- Convocation de collègiens du Chapitre (chenove) devant le juge pour mineur
Si vous êtes victime de répression durant cette semaine et que vous passez en procès ou en conseil de discipline, il est possible d'organiser un grand rassemblement de soutien pour obliger le juge
ou le proviseur à vous relaxer. Vous pouvez envoyez un mail à l'adresse du blog, votre mail ne sera communiqué à personne.